| Multimédia | ||||
![]() |
Cet article de Yves Glotz est le résumé de la conférence
donnée à Mons lors des animations autour de la photographie organisées dans
le cadre du salon EPHA 1998. 1) Un raccourci de l'histoire de l'image Constat: la photographie n'a pas détrôné la peinture - elle lui a plutôt servi de modèles, et ce, encore actuellement.. La photographie a connu de nombreux avatars ces derniers temps. Les photographes n'ignorent pas que les nouveautés proposées par les commerciaux ne répondent pas toujours aux exigences de leur clientèle - amateur comme professionnelle -. Ainsi le nouveau format réduit de pellicule permet surtout un meilleur prix de revient pour l'industrie et une manipulation plus rapide. Une victoire des "grands amateurs" et de certains professionnels: la renaissance des produits noir&blanc que l'industrie voulait faire disparaître pour des raisons d'argent - au sens propre comme au figuré . 2) Le photographe et l'ordinateur Actuellement, le photographe d'art a le choix entre rester dans son labo quand il s'agit de développer des images de grand format (couleur ou N/B) ou s'installer devant son ordinateur pour traiter des images scannées ou photographiées avec un appareil digital. Le choix des techniques dépend, le plus souvent, de l'âge du photographe! Il faut savoir que le temps passé à travailler sur une image argentique ou sur une image digitale est souvent identique. Si l'image argentique est, actuellement encore, beaucoup plus définie que l'image digitale (+- 150 L/mm en film argentique contre 640X480 points sur un écran de qualité normale), l'usage qu'on veut faire de l'image détermine un choix circonstancié entre ces deux procédés. La photo digitale permet une autre façon d'aborder la retouche, le masquage et le photomontage. La qualité du travail imprimé dépend de la taille du fichier de l'image traitée, du matériel d'impression mis en œuvre et de la taille de l'image imprimée ( une bonne imprimante peut définir 1400X720 points par pouce sur format A4). Un photographe professionnel "in" ne peut plus se passer de l'ordinateur pour des raisons purement professionnelles. Le cédé photo est un des moyens de sauvegarder des photos argentiques au format digital. Quittons l'image fixe isolée pour aborder le multimédia qui est le descendant du show dias ou diaporamas - que nous avons pratiqué dans les années 70 et 80 -. 3) Qu'est ce que le multimédia? Un jour, quand les ordinateurs sont devenus assez puissants pour traiter des dessins ( fin des années 70, début des années 80 ), on a introduit les premiers jeux électroniques dans les salles de jeux. C'est le début de l'aventure qu'on désigne sous le nom de multimédia. Dans une même action artistique, pédagogique ou commerciale, on utilise des textes, des images fixes (dessins ou photos), des animations, des vidéos, des sons, des voix et, ou, de la musique. Le tout est diffusé, le plus souvent, sur cédérom. Si on conserve l'idée de linéarité, on utilise un programme de "présentation" pour traiter les différents éléments. Si on veut utiliser l'interactivité>, on travaille en "langage de programmation" (html pour Internet,…) ou avec un programme "auteur". Ce dernier permet de visualiser les liens à établir entre les "dias" tout comme de choir le contenu multimédia de chaque "dias". 4) Comment le photographe peut-il aborder le multimédia? Que se soit à l'aide de fondus enchaînés dias ( 2, 4,…projecteurs); - ou par mur d'images -, le principe de la "présentation" existait donc déjà avant l'arrivée de l'ordinateur. On projetait, sur grand écran, des images superbes illustrées par une bande sonore de qualité. Avec le multimédia informatique, on présente des images nettement moins bonnes, mais on peut inclure des graphiques de tous genres, des images clip arts, bitmaps, des animations, des vidéos, des visioconférences, des sons captés sur Internet ou sur des cédéroms. De plus, les effets de transitions entre les "dias" sont nombreux et diversifiés. Si on ne se contente pas de l'aspect linéaire d'un programme de "présentation, on passe dans la "quatrième dimension" qu'apporte l'interactivité: c'est suivant son propre choix et son intérêt que le spectateur voyage dans le cédérom ou sur les sites Internet. 5) Les outils multimédias Les outils "softs" (software: littéralement: "article mou fabriqué") sont nombreux et diversifiés - ce qui signifie que différents métiers se cachent derrière eux - : . Programmes (logiciels) de dessin "bitmap" (= choix de films argentiques et de révélateurs?) · Programmes de dessin "vectoriels" · Programmes retouche photo · Programmes de traitement de texte 3D et "gif "animé · Programmes de traitement de texte et "composer" html (= choix de papiers photo?) · Programmes 3D · Programmes d'animation (= cinéma animé?) · Programmes de traitement des sons (= tables de mixage et effets spéciaux?) · Programmes de compilation et de montage vidéo - image et son - (= table de montage et mixage vidéo?) · Programmes multimédia "auteur" et de conception "Web" les outils "hard" (hardware: littéralement: "article dur fabriqué") sont de différents types: · le clavier · la souris · la tablette graphique · l'écran · les mémoires RAM et cash · les disques durs · les cartes sons · les cartes d'acquisition vidéo et son · les modems analogiques ou numériques · les scanners · les appareils photos digitaux · les imprimantes Ces outils permettent de préparer des "pages" ou "diapos" qui contiendront les différents éléments des réalisations multimédia ou, et, Internet. 6) Conclusion Réalisations multimédia ou Internet sont une affaire d'équipe plutôt que l'œuvre d'un individu seul devant sa machine. En effet il faut associer de nombreuses compétences qui ne peuvent être parfaitement maîtrisées par un seul artiste. L'image argentique actuelle a survécu à de nombreuses attaques mais tant qu'il y aura des esthètes qui accepteront de travailler des images comme les sportifs affrontent les montagnes, la photo argentique a de beaux jours devant elle. Quant au multimédia nous assistons à sa naissance : richesse d'informations, navigation, recherche, conceptions d'hyperliens et, surtout communication sont sa destinée. |
|||
| Nos rédacteurs Fourmanoit J.M, Villers Claude . |
||||