Le flash : Nombre-guide - Yeux rouges - Ombres portées - Fill-in
Portrait au flash - Stroboscopie au flash
La gestion du flash par le reflex
Les reflex modernes offrent le mode "flash TTl"(=Through The lens). Il s'agit d'un mode flash automatique dans lequel le dosage de la lumière émise par le flash n'est plus effectuée par le calculateur intégré dans le flash mais par une cellule intégrée dans le boîtier du reflex. Cette cellule mesure la lumière pénétrant par l'objectif et qui vient frapper la surface du film.


Mesure avec flash TTL et avec automatique non TTL

L'avantage du mode TTL réside dans le fait qu'en cas d'utilisation de bagues-allonges, filtres, etc, il ne faut plus procéder aux corrections de réglage et d'exposition. Autres avantages par rapport au mode -automatique normal: l' identité entre le champ de mesure et le champ de l'image, et la possibilité de travailler avec toutes les ouvertures de diaphragme disponibles sur l'appareil, ce qui vous permet de mieux gérer les problèmes de profondeur de champ.

Source: Metz


LE NOMBRE-GUIDE

Mais que signifie "nombre-guide"? Le nombre-guide exprime la puissance lumineuse maximale de votre flash, et ce en tant que valeur normalisée pour une sensibilité de film de 100 ISO/21° et une distance focale standard de 50 m/m.(en 24x36). Or, il existe des constructeurs qui indiquent le nombre-guide de leurs flashs pour la position télé. Du couple nombre-guide atteint des valeurs échappant à toute comparaison.> Le nombre-guide (NG) et le produit des grandeurs "indice d'ouverture" et "distance du flash au sujet".
NG = indice d'ouverture X distance

En appliquant cette formule pour un flash de NG =40, le sujet sera encore éclairé correctement à 10 mètres si le diaphragme est ouvert à f/4 (NG 40 = ouverture f /4 X distance 10 mètres). Après réglage de la sensibilité du film au dos de votre flash (voir votre manuel), votre flash affiche l'ouverture pour chaque distance au sujet. Le photographe peut ainsi se concentrer pleinement sur son sujet.
Source:Metz

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LES YEUX ROUGES

Vous collez des yeux rouges aux personnes photographiées, en les faisant regarder plus ou moins directement dans l'appareil et en travaillant avec le flash intégré. L'éclair vient alors frapper le fond des yeux, et la rétine, qui présente une forte irrigation sanguine, devient visible à travers la pupille dilatée du fait de l'obscurité. C'est ce qui forme la tache rouge sur la pellicule. Difficile de nier l'air de parentée avec Dracula!
D'une manière générale, si vous flashez directement, augmentez le niveau de la lumière ambiante, ce qui aura pour effet de rétrécir les pupilles du sujet et donc de masquer la rétine rouge.
Malgré l'éclairage ambiant, les pré-éclairs émis par les divers flashs intégrés ne sont pas toujours une garantie pour l'obtention d'yeux de couleur naturelle. Les pré-éclairs ont pour objet de provoquer un rétrécissement de la pupille au moment de l'éclair principal ; mais les tests effectués montrent que cette technique permet tout au plus de réduire les yeux rouges mais non de les éviter.

Un flash extérieur vous aidera à bannir définitivement le comte Dracula de votre album de famille. En effet le réflecteur du flash extérieur est éloigné de l'axe optique de prise de vue, de sorte qu'en éclairage frontal, l'éclair n'est pas dirigé directement sur les yeux mais légèrement au dessus. Vous pouvez aussi détacher le flash extérieur du reflex et l'utiliser en extension de manière que l'éclair ne vienne plus frapper directement la rétine.

L'autre possibilité consiste à recourir à la technique du flash indirect. Vous trouverez les conseils à ce sujet dans les ombres portées.

Les bébés, enfants en bas âge et les bêtes devraient être photographiés en éclairage indirect, d'une part pour éviter toute altération des yeux, et d'autre part pour empêcher les yeux rouges que vous récupérez en raison des pupilles qui sont grandes ouvertes.

Source:Metz

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FLASH INDIRECT

La chasse aux ombres portées
Vous photographiez une personne dans une pièce en donnant un bon coup de flash de face. La photo portera la signature du flash sous la forme d'une ombre portée, dessinant une silhouette sur le mur.
Les photos prises au flash en éclairage direct se reconnaissent immédiatement aux ombres très prononcées, projetées sur l'arrière plan. L'éclairage indirect est un moyen d'éviter ce phénomène gênant. Vous dirigez alors le réflecteur principal du flash vers le plafond ou le mur en direction de la personne photographiée.
Visez avec le flash un point situé à peu près au quart de la distance flash-sujet. La lumière diffuse renvoyée par la surface réfléchissante éclaire tout en douceur le sujet et l'arrière-plan.

  • Il importe que la surface réfléchissante soit blanche ou neutre pour éviter les retours de couleurs. Avec un plafond vert mat, vos personnages auraient l'air d'avoir le mal de mer.
  • Si la surface réfléchissante est structurée, utilisez par précaution un écran réfléchissant, car les structures pourraient dessiner de fines ombres sur la photo.

En éclairage indirect, la réflection et l'allongement du parcours de la lumière se soldent par une perte de lumière.
En déclenchant un éclair d'essai et en observant en même temps le témoin de bonne exposition, vous trouverez sans peine l'ouverture de diaphragme optimale en mode automatique. Si vous opérez en mode manuel, relevez l'ouverture sur le cadran-calculateur ou calculez-la par la formule du nombre-guide.

Les bienfaits du réflecteur secondaire
Le flash indirect peut donner des ombres disgracieuses, par exemple pour un portrait sous le nez et dans les orbites. Ce désagrément peut être évité par un éclairage frontal d'appoint fourni par un réflecteur secondaire.

Notez que l'utilisation du réflecteur secondaire n'a de sens que lorsque le réflecteur principal est basculé.

Source:Metz

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FILL-IN AU FLASH

Pas de lumière sans ombre Aucune source lumineuse ne peut se mesurer au soleil, à moins qu'il ne soit "mal" orienté du point de vue du photographe, en ce sens que votre sujet se trouve dans l'ombre ou à contre-jour. Pour obtenir un éclairage équilibré, nous recommandons alors de donner un coup de flash frontal bien dosé.

Le fill-in au flash en mode automatique

On déterminera d'abord avec l'appareil ou avec un posemètre l'ouverture et la vitesse requise pour une exposition normale en lumière ambiante. On veillera cependant à ce que le temps de pose ne soit pas plus court que la vitesse limite de synchronisation du flash. Celle-ci varie d'un appareil à l'autre. Supposons que l'on ait déterminé les valeurs suivantes:
  • Ouverture f/8 pour une vitesse d'obturation de 1/60 s. Si la vitesse de synchronisation du flash est de 1/90 s pour votre appareil, vous pouvez utiliser ce couple de valeurs d'exposition, puisque le temps de pose est plus long que la vitesse de synchronisation du flash.
  • Pour obtenir un rapport flash/lumière ambiance bien dosé, par exemple afin de conserver le caractère ombragé de la scène, il est recommandé de régler sur le flash un diaphragme automatique plus ouvert d'une division par rapport au diaphragme réglé sur l'appareil. Dans note exemple, on réglera alors l'appareil sur f/8 tel que déterminé au posemètre, et flash sur f/5.6.

Le fill-in au flash en mode manuel

    Si vous désirez déboucher les ombres par un éclairage frontal, vous commencerez aussi par déterminer avec l'appareil ou avec un posemètre l'ouverture correspondant à la vitesse de synchronisation du flash. Reportez cette ouverture sur l'appareil et sur le flash. Déterminez ensuite la distance flash-sujet soit au moyen du cadran-calculateur du flash soit par la formule du nombre-guide.
    • Si des éléments importants de l'image sont éclairés par le flash et la lumière ambiante, on fermera le diaphragme de 1/2 à 1 division sur l'appareil.
    • Pour un dosage flash/ambiance avec sous-exposition du flash, réglez sur l'appareil et le flash l'ouverture et la vitesse correspondant à la synchronisation du flash. Déterminez la distance flash-sujet au moyen du cadran-calculateur ou par la formule du nombre-guide, mais attention réglez le flash sur une sensibilité double (par ex. sur 200 ISO pour un film de 100 ISO).
    • Vous pourrez mieux doser et équilibrer le rapport flash/ambiance si vous utilisez un flash qui peut fonctionner à des niveaux de puissance partielle finement échelonnés.

Fill-in au flash TTL

En principe rien ne s'oppose à un fill-in au flash en contrôle TTL. L'effet de la lumière flash d'appoint dépend cependant des propriétés du système de mesure TTL.
La diversité des modes de contrôle mis en oeuvre dans les reflex modernes ne nous permet pas de donner d'exemple concret.

Source:Metz

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LE PORTRAIT

La lumière un élément vivifiant

La plupart des portraits d'amateurs présentent autant de relief que le papier sur lequel ils sont tirés. Le photographe a tout simplement omis de placer les sources lumineuses de manière à obtenir l'impression tridimensionnelle.
La situation suivante vous montre comment disposer vos flashes pour donner du modelé à votre sujet, sachant qu'un portrait devrait toujours être réalisé avec deux flashes. Le halo est surexposé d'une division de diaphragme. Le film a une sensibilité de 100 ISO/21°. Les deux flashes ont un nombre-guide de 40.
Portrait avec éclairage frontal. le flash est solidaire de l'appareil photo. Le flash a été détaché de l'appareil et placé à droite du sujet pour donner un éclairage latéral. Cet effet est obtenu avec un éclairage latéral combiné à un éclairage d'appoint par l'arrière.

Réglage des flashes à computer

Si vous utilisez des flashes à computer, les flashes ne doivent pas obligatoirement être installés à la distance calculée. Il suffit de les placer à l'intérieur de la zone de portée correspondant au diaphragme automatique réglé sur les flashes respectifs.
Pour le travail avec le diaphragme automatique, les puissances lumineuses des différents flashes sont liées par les formules suivantes:
Diaph. automatique égal au diaphragme de référence = éclairage normal Diaph. automatique supérieur au diaph. de référence =éclairage plus fort Diaph. automatique inférieur au diaph. de référence = éclairage plus faible
Dans ces formules,"diaph." désigne l'indice d'ouverture et le diaphragme de référence l'ouverture réglée sur l'appareil. Si vous avez choisi sur l'appareil une ouverture f/8, les flashes devront être réglés sur les diaphragmes suivants:
Flash principal:
diaph. automatique 5.6 -Zone de portée : 0.6 à 7 mètres
Flash donnant le halo : diaph. automatique 8 - Zone de portée : 0.3 à 3.5 m
  • Veillez à placer vos flashes de manière que leurs éclairs respectifs ne viennent pas frapper la cellule de l'autre. Cela conduirait à une coupure prématurée des éclairs.
  • Amorcez les flashes au moyen d'un cordon de synchronisation ou sans cordon au moyen du servo-déclencheur de votre flash. (voir les possibilités de votre boîtier et de votre flash "notice").

Réglage en mode manuel

Pour jouer sur le rapport de lumière en provenance de plusieurs flashes, il suffit de faire varier la distance de chacun des flashes au sujet.

  • Si la distance calculée est trop grande en considération du recul disponible dans la pièce, on peut s'aider en plaçant des filtres gris neutres devant le réflecteur. Si le filtre réduit l'intensité de la lumière de deux divisions de diaphragme, la distance au sujet sera diminuée de moitié.
Les flashes modernes comportent des niveaux de puissance partielle en mode manuel. Ceci permet de varier à volonté la puissance de l'éclair sans devoir jouer sur la distance flash-ujet. Avec ces flashes, les situations de prise de vue avec sujet rapproché ne posent donc aucun problème.

Source: Metz

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STROBOSCOPIE AU FLASH

Le reflex "voit" plus que l'oeil humain Par suite de la persistance rétinienne, l'oeil humain présente une certaine inertie dans la perception de mouvements rapides. La précision et le détail du déroulement du mouvement - par exemple le travail des muscles dans les exercices sportifs - échappent à notre vue. Mais pas à votre appareil photo. En mode stroboscope,
Le flash est amorcé plusieurs fois pendant une même prise de vue, et ce en succession rapide et à puissance partielle; le mouvement se trouve ainsi décomposé en une séquence de phases qui est enregistrée sur le film.
Choisissez
D'abord le nombre d'éclairs en fonction de la finesse voulue pour la décomposition du mouvement. Avec un Metz mécablitz 50 MZ-5 par exemple, vous pouvez choisir entre 2 et 30 éclairs. Vous communiquez ensuite au flash la fréquence voulue des éclairs(nombre d'éclairs par seconde). Ces deux paramètres - nombre d'éclairs et fréquence - fixent en même temps le laps de temps pendant lequel est émise la séquence d'éclairs.
Supposons
Que vous vouliez décomposer en 10 phases le service d'un joueur de tennis. Commencez par déterminer la durée totale du mouvement.
Si vous trouvez par exemple que le joueur met 2 secondes pour l'action d'engagement, la fréquence des éclairs sera donnée par la formule suivante:

Fréquence = nombre de phases/ durée du mouvement =10/2 =5 éclairs/seconde
  • N'oubliez pas que la stroboscopie exige de travailler avec des temps de pose suffisamment longs. Voir à ce sujet le tableau . Si vous utilisez un mecablitz 40 Mz ou 50 Mz-5, la distance valable, correspondant aux paramètres réglés, est affichée sur l'écran ACL. Si la distance affichée ne concorde pas avec la distance réelle, on peut rétablir la concordance en jouant sur le niveau de puissance partielle ou sur l'ouverture affichée. Cette ouverture affichée doit être reportée sur l'appareil photo.
  • Pour éviter une surexposition de l'arrière-plan immobile, la photo devrait être prise devant un fond très sombre ou situé très loin derrière le sujet photographié. Les meilleurs résultats sont obtenus en faible lumière ambiante.
Eclairs/s NOMBRE D'ECLAIRS
= f(Htz)
5
6
7
8
9
10
1
8
8
8
8
15
15
2
4
4
4
4
8
8
3
2
2
4
4
4
4
4
2
2
2
2
4
4
5
1
2
2
2
2
2
6
1
1
2
2
2
2
7
1
1
1
2
2
2
8
1
1
1
1
2
2
9
1
1
1
1
1
2
10
1/2
1
1
1
1
1
15
1/2
1/2
1/2
1
1
1

Mode stroboscope : vitesses d'obturation en secondes

Source: Metz

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Rédacteur
Fourmanoit J.M .