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L'appareil photographique Introduction Photographie vient de:
Le bromure d'argent noircit sous l'effet de hautes lumières, grisonne sous l'action de lumières moyennes et reste clair en l'absence de lumière. On obtient ainsi, sur le film, une image latente (elle existe mais on ne peut la voir). Par un traitement chimique, l'image est révélée (il est possible d'obtenir une image négative ou une image positive). Elle est ensuite fixée pour lui donner une résistance au temps. La photographie est non seulement une technique mais elle est aussi un moyen d'expression et un moyen d'information. L'appareil photographique
Il faut noter que vitesse d'obturation et ouverture du diaphragme ont une influence sur la profondeur de champ c'est à dire la zone de position du sujet donnant une image possédant de la netteté. Pour pouvoir exprimer sa créativité, il est préférable de pouvoir agir sur les paramètres cités plus haut. |
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Pour avoir une image nette. Il faut savoir que:
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Profondeur de champ
Nous avons vu que la profondeur de champ est la distance entre le point
devant le sujet et le point derrière le sujet dont les images sont toujours
nettes.
Elle dépend de trois facteurs qui sont: la distance focale de l'objectif, le
diaphragme utilisé, la distance sur laquelle se fait la mise au point.
Influence de la distance focale: La profondeur de champ
sera d'autant plus grande que la focale est petite et inversement.
Influence du diaphragme choisi: Plus vous fermez le diaphragme plus
vous disposez de profondeur de champ.
Si vous souhaitez une faible profondeur de champ, vous utiliserez une petite
fermeture donc une grande ouverture.
Si vous souhaitez une grande profondeur de champ, vous utiliserez une grande
fermeture donc une petite ouverture.
Influence de la distance sur laquelle la mise au point est effectuée:
La profondeur de champ augmente avec cette distance. La photographie rapprochée
ne permet donc pas de disposer d'une grande profondeur de champ.
De plus elle se répartit (plus ou moins) dans la proportion 1/3 devant le
sujet et 2/3 derrière le sujet. Ainsi, si vous disposez de 3 mètres de
profondeur de champ après avoir mis au point sur un sujet situé à 10 m alors
tout sera net entre 9 m ( 10 m - 1 m) et 12 m (10m + 2 m).
En général les diaphragmes f/8 et f/11 fournissent les meilleurs résultats
optiques. L'hyperfocale Il s'agit de la distance la plus petite pour laquelle vous avez
encore de la netteté lorsque vous avez mis au point sur l'infini (sujet très
éloigné).
L'utilité de la connaissance de l'hyperfocale est que si vous mettez au
point sur cette distance alors vous gagnez la moitié de cette distance comme
zone avant de netteté tout en gardant la netteté arrière jusqu'à l'infini. br> |
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Diaphragme - Vitesse d'obturation
Diaphragme La plus ou moins grande ouverture de l'objectif est réglée par le
diaphragme qui détermine la quantité de lumière qui sensibilise le film.
Cette quantité dépend de la superficie de l'ouverture circulaire donc du carré
du rayon de cette ouverture.
Lorsque ce rayon est divisé par 2, 3, 4, 5, ... la superficie de l'ouverture
donc la quantité de lumière admise est divisée par 4, 9, 16, 25, ...
Dès lors, la quantité de lumière sera divisée par 2 si le rayon de
l'ouverture du diaphragme est divisé par la racine carrée de 2 soit par
1,4142....
La graduation de la fermeture du diaphragme est donc établie sur la base de
divisions successives du rayon par 1,4142... ,ce qui revient à diviser chaque
fois la quantité de lumière entrante par 2. 1 1
1,4(142..) 1/2
2 1/4
2,8(284..) 1/8
4 1/16
5,6(568..) 1/32 8 1/64
11(,313..) 1/128
16 1/256
22(,627..) 1/512
32 1/1024 Remarques: Certains objectifs permettent de travailler avec des
demi-diaphragmes. Dans ce cas le rayon est divisé par la racine carrée de la
racine carrée de 2 soit par 1,1892...
Les objectifs se caractérisent, non seulement par leur distance focale mais
aussi par leur plus petite fermeture ( ce qui revient à parler de leur plus
grande ouverture).
Vitesse d'obturation La quantité de lumière entrante est fonction du temps pendant
lequel le film reçoit cette lumière. Dans le but d'avoir aussi une quantité
qui varie selon le facteur 2, les temps disponibles sont gradués selon l'échelle
en secondes que voici:
1 1/2 1/4 1/8 1/16 1/32 1/64 1/128 1/256 1/512 1/1024 ...
Une vitesse rapide fige le mouvement. Une vitesse trop lente donne une
photo floue. r> |
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Les films 1 L'indice ISO Actuellement c'est la norme ISO qui est utilisée pour caractériser la sensibilité des films. Dans ce système la sensibilité est proportionnelle à l'indice. Ainsi un film 200 ISO est quatre fois plus rapide qu'un film de sensibilité 50 ISO. La norme ISO correspond à l'ancienne norme ASA. 2 L'influence de l'indice Les films de très faibles sensibilité (jusqu'à 25 ISO) servent à la reproduction de documents ou en arts graphiques. Les films de faibles sensibilité (jusqu'à 64 ISO) donnent une très faible granulation et un très bon contraste. Ils permettent de grands rapports d'agrandissement. Les films de sensibilité moyenne (jusqu'à 200 ISO) ont une granulation et un contraste moyens. Ils offrent une bonne latitude d'exposition. Les films à haute sensibilité (au delà de 200 ISO) ont une forte granulation et un faible contraste. Ils bénéficient d'une large latitude d'exposition et permettent de travailler dans des conditions de faible luminosité. 3 Remarques Certains films peuvent changer de sensibilité selon le révélateur utilisé pour les traiter. Il est possible de "pousser" certains
films en adaptant en conséquence les conditions de leur traitement en
laboratoire.
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Objectif et Distance focale 1 Distance focale
Les objectifs se distinguent par leur distance focale. Il s'agit de la
distance séparant le plan du film du centre optique de l'objectif, exprimée en
mm.
La géométrie montre que la dimension de l'image d'un objet, formée sur le
film est
-pour les longueurs : proportionnelle à la distance focale
-pour les surfaces: proportionnelle au carré de la distance focale.
Ainsi, par rapport à un objectif de 50 mm de longueur focale, un objectif de
100 mm de longueur focale donnera une image dans laquelle les longueurs sont
doublées et les surfaces quadruplées.
Les focales dites normales (ou standard) ont une distance focale qui
correspond plus ou moins à la longueur de la diagonale de l'image.
Exemple: pour un négatif 24x36 la longueur de la diagonale est, selon le théorème
de Pythagore, la racine carrée de 24x24 + 36x36 soit la racine carrée de 1872
soit 43,26....
Les objectifs 40 mm et 50 mm sont considérés comme normaux pour le format
24x36.
2 L'angle de champ L'angle de champ est la partie de l'espace que peut voir un objectif.
Pour un même format:
-plus la distance focale est grande, plus l'angle de champ est petit. |
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Le papier 1 La gradation du papier
Le contraste entre les densités extrêmes d'un négatif varie selon la
façon dont il a été exposé, selon la façon dont il a été développé et
selon le contraste du sujet photographié.
On peut rééquilibrer ce contraste par le choix de la gradation du papier à
l'agrandissement.
Un papier de gradation dite normale reproduit très fidèlement les
qualités et les défauts du négatif à agrandir: un négatif sous-exposé ou
sous développé tiré sur papier normal manquera de contraste et donnera une
image plus ou moins grisée dans laquelle ombres et lumières seront mal différenciées.
Un négatif très contrasté aura au tirage sur papier normal de forts
contrastes entre les ombres et les lumières.
Les différentes gradations de papier s'expriment par des chiffres: 2 Effets obtenus 1) Avec un négatif normal: - tiré sur papier doux, les ombres denses du sujet n'arriveront pas au noir soutenu et les fortes lumières seront traduites par des gris d'où une épreuve grisée. - tiré sur papier normal, les ombres denses du sujet arriveront à des noirs profonds, les lumières seront parfaitement modelées et les demi-teintes traduites par une gamme de gris nuancée. - tiré sur papier dur, les ombres du sujet manqueront de détails et les fortes lumières aussi. L'image sera plate et les fortes densités du négatif seront traduites par un blanc uniforme. 2) Avec un négatif peu contrasté: - tiré sur papier doux, les ombres denses du sujet n'arriveront pas au noir profond, les fortes lumières seront traduites par des gris et l'épreuve sera grisée. - tiré sur papier normal, les résultats seront du même ordre que précédemment, avec un manque de noirs profonds dans les ombres, alors que les lumières du sujet seront traduites par des gris. - tiré sur papier dur, on rééquilibre le manque de contraste
du négatif. Les ombres du sujet arriveront à de beaux noirs, les fortes lumières
seront bien modelées et les blancs rendus par des blancs très purs.
3) Avec un négatif très contrasté: - tiré sur papier doux, les ombres denses du sujet arriveront à de beaux noirs, les fortes lumières seront bien modelées et les demi-teintes rendues dans la gamme complète de gris. L'excès de contraste du négatif se trouvera rééquilibré. - tiré sur papier normal, les ombres denses du sujet aussi bien que les demi-teintes sombres seront traduites par des noirs sans détails, les fortes lumières et les demi-teintes claires seront traduites par des blancs mal différenciés qui manqueront de détails. - tiré sur papier dur, ombres et demi-teintes sombres du sujet manqueront de détails dans les noirs, les fortes lumières et les demi-teintes claires resteront dans un blanc uniforme. Les papiers de gradation 5 doivent, en général, être exposés deux ou trois fois plus longtemps que les autres (sauf indication contraire du fabricant). N.B. On peut utiliser du papier multigrade. Le papier d'une seule et même boite fournit les différentes gradations quand on interpose dans le tiroir à filtres, des filtres généralement magenta d'autant plus sombres que l'on souhaite augmenter le contraste. Le papier BARYTE veut dire que ce papier a du carton pour
support au lieu du polyester rencontré dans les autres papiers.
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Le traitement du papier On expose et on développe des papiers de tirage selon les mêmes principes qui permettent d'impressionner et de révéler le film négatif. L'émulsion des papiers de tirage n'est sensible ni au vert ni au rouge, ce qui permet de surveiller la densité de l'image au cours du développement en lumière atténuée rouge, verte, ou jaune-vert: c'est la lumière inactinique. 1 L'exposition La durée de l'exposition sera fonction de la densité des négatifs, de l'intensité de la lampe de l'agrandisseur et de la hauteur de la boite à lumière sur la colonne. Le diaphragme de l'objectif et le compte pose permettent de régler le temps d'exposition. Chaque négatif a une zone d'opacité maximale fournie par les fortes lumières du sujet (mur blancs, lampe allumée,..) et une zone de transparence maximale fournie par les ombres les plus denses et par les noirs du sujet photographié. Les zones opaques donneront des blancs à peine grisés. Les zones transparentes fourniront des gris très sombres ou des noirs profonds. Le reste sera traduit par une gamme de gris plus ou moins foncées. Pour éclaircir une partie de l'image que l'on juge trop sombre, on écourte le temps d'exposition en passant la main devant le faisceau lumineux de l'agrandisseur pour cacher un peu les partis trop éclairées. Pour assombrir les parties de l'image rendues par des gris trop clairs, il faut majorer l'exposition des parties trop denses du négatif en masquant pendant ce temps la zone du cliché qui n'est pas concernée. Lorsqu'on utilise un papier à contraste variable, on peut même faire une exposition globale avec un filtre qui correspond le mieux à l'ensemble du cliché puis, pour réalise le masquage prendre un filtre fournissant une gradation plus douce qui donne plus de détails dans les parties plus opaques du négatifs. 2 Le révélateur utilisé sera dilué selon les prescriptions du fabricant. La température d'utilisation généralement conseillée est de 20° Celsius mais on peut travailler tranquillement avec des bains de température variant entre 18° et 24° . Moins chaud, le bain révèle moins vite, plus chaud il révèle plus vite. Le papier restera dans le bain entre 1 min 30 et 2 min et doit être "venu" complètement. 3 Le bain d'arrêt Pour stopper l'effet du révélateur, on utilisera un bain d'arrêt constitué d'une solution d'acide acétique. Ce bain est utilisé pendant quelques secondes. 4 Le fixateur Dans ce bain, on plonge pendant une dizaine de minutes, le papier toujours sensible à la lumière. Le fixateur utilisé sera également dilué selon les prescriptions du fabricant. Le fixateur commence à s'épuiser lorsqu'il "mousse". 5 Le lavage Les épreuves seront lavées sérieusement dans l'eau courante pendant 2 à 30 minutes selon le support. puiser lorsqu'il "mousse". 5 Le lavage Les épreuves seront lavées sérieusement dans l'eau courante pendant 2 à 30 minutes selon le support. |
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| Nos rédacteurs Fourmanoit J.M, Villers Claude . |
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